Posté le Mercredi 22 avril 2009

       Le retour

           J’ai déserté mon blog depuis de longs mois. J’étais pris ailleurs dans le tourbillon de la vie professionnelle et familiale. Merci à tous ceux qui, au cours des mois passés, ont visité un ou plusieurs fois mon blog pour voir si j’avais repris ma plume.

          J’ai lu quelque part qu’il était facile d’ouvrir un blog mais le plus difficile c’était son animation. Je m’en suis rendu compte. Je reviens donc à vous en espérant que je serai plus régulier pour raconter des histoires de vie liées à la santé de la reproduction et au population et développement.

          Au cours des mois écoulés, j’ai visité plusieurs pays d’Afrique où j’ai participé à plusieurs ateliers destinés aux journalistes. Je constate, pour m’en réjouir encore une fois, que les partenaires au développement sont toujours disposés à aider les médiats. Ces partenaires n’ont pas toujours l’occasion de rencontrer des journalistes de radio ou de presse qui produisent régulièrement des articles et des émissions en utilisant toutes les ressoruces des techniques journalistiques.

        Dans la sous région, il y a des journalistes qui essayent de relever ce défi, mais le gros du lot n’a pas toujours de réelles capacités de négociation au sein de leurs rédaction pour bénéficier de suffisamment d’espace ou de temps d’antennes en vue de valoriser leurs productions. Les jeunes journalistes me disent tout cela et me racontent leur galère quotidienne pour publier un article sur la santé maternelle ou sur la planification familiale. Je les comprends. Et il m’arrive de partager avec eux quelques ficelles qui aident à produire des articles et des émissions qui intéressent les responsables des rédactions et accrochent les lecteurs/auditeurs.

Je vous en dirai un mot, prochainement.

Au revoir.

Bachir 

elbachirsow @ 17:13
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Posté le Mercredi 25 juin 2008

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 Journalistes et facilitateurs à la fin des travaux de l’atelier à kaliko Beach.

Extraits d’un entretien accordé à un confrère de la presse haïtienne, le 13 juin 2008.

« Nous devons arriver à un traitement plus régulier et plus professionel des sujets sur la planification familiale »

« Je suis journaliste au quotidien « Le Soleil » de Dakar, au Sénégal. Je suis cette semaine à Kaliko pour prendre part à un atelier qui regroupe 16 journalistes haïtiens de la capitale, du Cap-Haïtien et des Cayes. L’organisation non gouvernementale américaine, Population Reference Bureau (PRB), m’a invité à venir partager mon expérience dans le traitement des sujets sur la planification familiale.

Les journalistes doivent contribuer à la promotion de la planification familiale qui est, par exemple, une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Rien que pour cela et au regard des indicateurs sanitaires de nos pays -- je veux parler d’Haïti et de certains pays africains que je connais mieux -- il est essentiel, pour les professionnels de la communication, d’écrire des articles et réaliser des émissions sur la planification familiale.

Toutefois, pour bien parler de la planification familiale, les journalistes ont besoin qu’on renforce leurs compétences par des sessions de formation. Ces sessions de renforcement des capacités et aussi de sensibilisation peuvent les aider à comprendre les concepts, à connaître les liens entre la PF et le développement, à mieux collaborer avec les professionnels de la santé et les animateurs des organisations de la société civile. Nous devons arriver à un traitement plus régulier, plus professionnel des sujets sur la PF en allant, entre autres, au-delà de la couvertures d’évènements ponctuels, en allant au-delà des chiffres, en racontant des histoires de vie. Les statistiques, sous notre plume ou sur nos ondes, doivent avoir une voix, un visage, renvoyer à des histoires de vie qui nous touchent, nous interpellent, nous obligent à jeter un autre regard sur le statut de la femme dans nos sociétés, etc.  

C’est en agissant ainsi que les journalistes peuvent aider des millions d’hommes, de femmes et de jeunes à disposer de la bonne information, de l’information qui sauve des vies, permet à l’individu et au couple de faire des choix éclairés, à l’Etat et aux communautés d’avoir une population en meilleure santé, etc.

Parler de la planification familiale, c’est, en définitive, notre part de responsabilité dans la construction de nos pays confrontés à d’énormes problèmes de santé et de développement.»

 

 

elbachirsow @ 20:23
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